La Déesse

La déesse qui se presse dans ta tête qui se baisse
Ne cherche plus, elle est la voie
Le phare nous guidera sans cesse
Aux tréfonds des bassesses que la vie nous laissera
Sans téton, s’entêtant
C’est la déesse à six bras

Avis aux oubliés, aux solitaires, aux pas commodes
Avis à toutes les âmes échouées sur le rivage
Comme je comprends tous vos visages épleurés en marge
Si le monde nous ignore alors ignorons le monde

Refusons ensemble leurs règles ensorcelées
Détruisons le monde avant que le sort ne s’inverse
Et que l’averse fasse place nette à l’ivresse
De recréer des cendres au risque de s’planter

De cris sans quêtes aux chrysanthèmes
J’écris sans cesse sans crime en tête
Et décrète en gras
Sacrée déesse, lancer vos liesses
Priez le soir et ayez foi
En La Nekyia

Et que ma foi efface les fables des filles et des femmes qui défilent en foule
Défiant les fêlés féroces et terre à terre
Dont les efforts à faire s’intensifièrent
Devant les torts à taire aux yeux des filles si fières

Ma foi le mal est fait, le temps titube quand les mots fanent
Tape une effrite de tes pensées, j’ai ton cœur sous cellophane
Sanglots liés de pleurs tes larmes assèchent mon cendrier
Et mes mots hémophiles s’effilent sous les maux d’une femme

Mais je repose en moi-même comme une pierre sur le sable
Certes paumé entre les dunes mais on est fier de faire ça
La solitude ne m’accorde aucun sursis
Seul mon reflet dans le miroir vois qui je suis

Je suis plein de villes démolies, de consolations éventrées
La nuit réveille les insomnies qui s’entrelacent entre elles
Alors on excelle des excès centraux sans trop vexer les accès
Aux demains victorieux qu’aujourd’hui scelle

Ilyr