Angoisses

29 août 2014, les angoisses empirent 
De part en part, de pire en pire 
Jusqu’à ce que sommeille en moi un véritable empire 
Quand la lecture d’Orwell est mon dernier rempart 
Je dévisage avec horreur l’appétit d’ogre de ma haine 
Et dans ma tête raisonne les mots d’un homme de peu de foi 
Sans doute a t’il raison c’est comme ça qu’on dévore une baleine 
Une bouchée à la fois 
Mon épiderme est un cendrier sur lequel s’écrase les mégots du temps 
Alors autant en prendre une et s’la griller 
Pour prendre le temps d’repenser au passé 
De temps en temps 
Mais je n’ai plus le temps d’en prendre je vais avoir 20 ans 
J’oscille alors entre l’écriture et boulot précaire à mi-temps 
En espérant qu’un jour peut-être 
Mes mots toucheront quelqu’un au plus profond d’son être 
Les angoisses passent… 
Les angoisses passent… 
30 août 2014, je me détends, je pense aux solutions 
Il n’y en a pas, j’ai peur et morfond 
Cependant difficile de ne pas sentir une once d’excitation, je souris 
Un café noir, une cigarette, dans la tête les vers d’un ami 
La lune brille en cette chaude soirée d’été 
les médicaments me mentent, je ne suis plus ce que j’ai été 
Le raisonnable me conseille une vie plus sérieuse 
Hé ! Mais ta gueule connard, laisse moi rêver 
31 août 2014 je deviens fou en plus d’être con 
Sabotes les toutes dernières consolations 
Dans mes relations comme dans l’écriture, mes mots dépassent ma pensée 
Déchirant à vif, des plaies impossibles à panser 
Finalement je suis le connard m’empêchant de rêver 
Je les détruits, les piétines au sol pour leur cracher 
Dessus, c’est pas possible tout ça pour du sexe.. 
Je me déteste 
Les angoisses passent 
Les angoissent passent 
1er septembre 2014 je suis seul 
Au seuil de mes propres choix 
Ceux que je laisse choir 
Aveugle et sourd mais pas muet 
J’effeuille 
Depuis 5 ans maintenant 
Les pages du recueil 
De mes espoirs 
Ce temps maussade est à l’image de mon humeur : Indécis 
L’été est un faux ami aux drôles d’odeurs 
Je l’affronte et je perds face à ce soleil noir 
Icare devait être un albatros avec un coup d’trop à boire 
Mon épiderme est un cendrier sur lequel s’écrase les mégots du temps 
Alors autant en prendre une et s’la griller 
Pour prendre le temps d’repenser au passé 
De temps en temps 
Mais je n’ai plus le temps d’en prendre je vais avoir 20 ans 
J’oscille alors entre l’écriture et boulot précaire à mi-temps 
En espérant qu’un jour peut-être 
Mes mots toucheront quelqu’un au plus profond d’son être

Ilyr